Votre volonté ne vous sauvera pas.

Non,  votre volonté seule ne vous sauvera pas alors acceptez-le rapidement et tout se passera mieux.

Ah, si nous pouvions agir en utilisant uniquement notre volonté ce serait vraiment génial ! Imaginez: « Allez! j'arrête de fumer ce soir!»;

«Demain c'est décidé, je perds 5 kilos!»,

«Dans un mois je fais la SaintéLyon, je vais m’entraîner tous les jours sans faute, au moins 2h à chaque soir».

Si c'était possible, vous ne liriez jamais d'articles sur les résolutions non tenues du nouvel an. Les magazines ne seraient pas remplis d'articles traitant de «comment transformer nos résolutions en réalité! »

D'ailleurs si c'était possible vous ne liriez pas ces lignes puisque vous auriez déjà changé seule sans avoir besoin du blog ou d'un accompagnement personnalisé. 

Si vous comptez uniquement sur votre volonté pour changer vous n'y gagnerez que de renoncer à essayer de changer. 

Vous allez accumuler les échecs et en fin de compte vous allez repousser la prochaine tentative autant que faire se peut et pour finir vous abandonnerez définitivement le changement envisagé.

Rassurez-vous, vous n'êtes pas en cause afin pas totalement

Ce n'est pas parce que vous êtes défaillante ou  trop nulle pour réussir.

Non vous êtes juste soumise au vainqueur du combat qui se joue dans votre tête.

De quel combat on parle?

Celui qui a lieu dans votre cerveau.

Ce combat oppose deux zones distinctes : le système limbique contre le cortex préfrontal.

Le premier, le système limbique, est une partie ancienne de notre cerveau et le second, le cortex préfrontal, est une partie plus jeune du cerveau.

Le système limbique gère nos émotions et préfère ce qui est facile et confortable (ne pas affronter ce qui fait peur par exemple).

Il vise le plaisir à court terme (jouer à FIFA au lieu de réviser, tricoter une écharpe au lieu de sauter en parachute).

Alors que le cortex préfrontal lui est plus rationnel.

Il sait ce qui est bon pour nous à long terme (affronter la peur cachée derrière le refus de réviser).

Les deux s'affrontent mais c'est un combat inégal parce qu'il y a plus de connexions partant de la partie émotionnelle et allant vers la partie rationnelle que l'inverse.

C'est donc souvent le système limbique qui gagne la partie.

Notre volonté ne peut pas tenir longtemps contre nos émotions.

Sur le long terme c'est intenable pour elle et elle perd le combat.

Pour tenir plus longtemps elle devra se faire aider.

C'est comme le combat Harry contre Voldemort.

Si Harry n'avait eu que sa bonne volonté, il n'aurait pas tenu 7 livres. Il serait mort à la fin du premier. Il a gagné parce qu'il avait ses amis, ses sortilèges, son armée, sa baguette et bien sur acquis de l’expérience.

Si vous êtes dépendant uniquement de votre volonté pour changer, c'est l'échec assuré.

Vous allez essayer, échouer, réessayer, rééchouer et tout laisser tomber.

Vos échecs ne viennent pas du fait que vous avez mal fait mais juste du fait que vous n’avez pas anticipé le fait que votre système limbique ferait tout ce qu'il peut pour vous contrer.

Si vous êtes mal préparés vous ne pourrez pas gagner contre lui.

Pour devenir le vainqueur de ce match, tel Rocky vous allez devoir vous entraîner dur !

VoTRE Objectif : vaincre le système limbique

Etape 1 de l'entraînement : Accepter que tant qu'on est dans l'illusion que seule notre volonté va suffire à changer les choses, la zone de confort gagnera toujours sur le changement.

Durant cette première étape c'est vous contre vous.

Votre ego qui pense tout savoir contre la réalité des faits.

Si vous ne me croyez pas sur parole, super, c'est une bonne réaction. 

Allez chercher des infos sur le net, à la bibliothèque, auprès de vos amies.

Je vous recommande "L'instinct de volonté "  de Kelly McGonigal (2012) Editions Guy Trédaniel éditeur.

Etape 2: Comprendre pourquoi vous agissez comme ça.

Enfiler votre casquette de psy, soyez curieuse et foncer à l'intérieur de vous..  

Se précipiter sur des solutions toutes prêtes, trouvées au hasard sur internet, revient à mettre un pansement sur une plaie à vif, sans l’avoir désinfectée au préalable.

C'est douloureux et inutile à long terme.

Ces solutions fonctionnent mais pas à ce stade de votre combat.

Là maintenant, c'est prématuré de les utiliser.

D'abord il faut analyser vos pensées et vos émotions au moment où vous voulez changer mais que vous ne le faites pas ou que vous essayez mais qu'au premier obstacle vous abandonnez. 

Il faut vous demander « pourquoi vous avez envie d'échapper à ce changement ? »

Soyez attentive aux pensées qui vous traversent quand vous pensez à ce que vous voulez changer,  voyez quelles émotions que cela fait naître chez vous.

Il va falloir plonger en vous, faire un peu d'introspection.

Aïe aïe aïe, le mot est lâché.

Au début ça peut vous effrayer, vous rebuter.

Ben oui vous vous dites sûrement «Qu'est-ce que je vais trouver dans cette antre sombre qui se cache en moi?» «Et si j'étais dysfonctionnelle?» «Si je plonge jusqu'où je vais aller et qu'est-ce que je vais remonter dans mon filet?»

Mais il faut que vous compreniez que ce qui vous empêche de changer n'est pas une chose invisible et extérieure à vous, qui vous force à agir de telle ou telle façon.

Ce n'est pas une force invisible sur laquelle vous n'avez aucune prise.

C'est plus le résultat d'un ensemble de pensées et d'émotions que vous avez à propos de la tâche à faire.

Faire ce road trip en Australie vous titille chaque été et vous savez que d'un, vous en avez vraiment envie et que de deux, vous avez des choses à en retirer pour votre vie future.

Pourtant voilà déjà quelques années que vous repoussez le projet.

Toujours avec de bonnes excuses mais qui sonnent de plus en plus faux parce qu'elles ne sont pas sincères, enfin pas totalement.

Derrière ce voyage, il y autre chose qui vous fait peur.

Et l'introspection c'est écouter ses pensées, celles qui surgissent quand on imagine ce voyage et sentir quelle émotion vient avec la pensée.

Pour vous aider, voici une plongée gratuite, sans risque et accompagnée dans le monde de l'introspection. Vous me suivez?

Imaginons que vous êtes Sophie.

Vous avez 25 ans.

Vous rédactrice mode pour un super magazine en ligne.

Vous avez plein de copines, un crush avec qui c'est sérieux, une famille recomposée.

Vous aimez lire, sortir, jouer avec votre portable, le ciné, vous amusez et vivre au jour le jour. 

Et vous détestez les taches ménagères.

Sophie (donc vous) doit, au cours d'une semaine, faire une machine, laver sa vaisselle au moins une fois par jour, faire son lit le matin et faire ses courses pour le repas du soir quand elle mange chez elle.

Elle vit seule donc ce ne sont pas des tâches insurmontables et on lui a dit qu'avec un peu d’organisation ce serait easy.

Sophie n'aime pas les tâches qui l'attendent mais elle veut s'en acquitter comme toutes ses copines le font, comme ses parents le font et comme son crush le fait aussi.

C'est dans ses cordes et elle a préparé une super To Do List pour répartir les corvées sur les 7 jours.

Tout est prêt, elle est fière d'elle.

Lundi soir arrive et Sophie se rend compte que son lit n'est pas fait, que la vaisselle non plus et comme elle n'a pas fait ses courses, elle s'est fait livrer à manger.

Bon ce n'est que le premier jour. Elle fera mieux demain.

Ce soir elle a tout simplement oublié ses nouvelles bonnes habitudes.

Elle reproduira pourtant ce comportement les jours suivants. Elle trouve, tout de même, le temps de regarder « Equinox » sur Netflix, de trier sa boite mails, de commencer le dernier prix Femina, de boire un verre avec sa cousine et de scroller sur les réseaux sociaux.

Vendredi, elle a une légère boule au ventre à l'idée de rentrer plus tôt pour faire sa lessive, qu'elle a prévu ce jour là.

Elle s'amuse trop avec Lucas et quand elle se projette chez elle, elle revoit la vaisselle qui s’est accumulée depuis lundi.

La boule grossit un peu plus.

Lucas propose un ciné.

Sophie saute sur l'occasion pour dire oui et elle oublie sa boule au ventre et ses obligations.

Elle se rassure en se disant qu'elle n'allait quand même envoyer bouler son crush pour une lessive et un peu vaisselle sale.

Ça n'aurait pas de sens!!!

Non en effet, ça n'aurait pas de sens de faire passer son linge avant son amoureux si Sophie était réellement une personne désordonnée.

Là elle se ficherait comme de l'an quarante se savoir son appartement pas rangé.

Elle n'aurait pas de To Do Liste, ni de boule dans le ventre.

Elle s'accepterait comme telle et elle serait même heureuse d'inviter Lucas à manger chez elle après le film.

Ben oui, il serait au courant qu'elle est bordélique. 

Ici ce n'est pas du tout ce qui se joue.

Sophie a accepté le ciné pour éviter ses corvées pas pour son amour du 7ème Art. 

Or son léger malaise intérieur nous prouve qu'elle n'est pas à l'aise avec sa décision parce qu'elle sait qu'elle vient encore de remettre à plus tard ses obligations envers elle-même. (Petit tip : écouter son corps est important en introspection). 

En vérité, Sophie aurait aimer rentrer ranger un peu. 

Elle aurait vu  Lucas après son ciné et elle aurait pu même manger avec lui, chez elle, car elle aurait fait ce qu'elle avait à faire.

Mais là, en ne s'écoutant pas, en étant pas honnête avec elle-même, Sophie s'est punie.

Lucas ne viendra pas chez elle ce soir.

Elle n'a pas fait son lit, elle n'a pas mal de vaisselle qui traîne, elle n'a pas rangé son appart (plein de petits trucs qui traînent à droite et gauche) et sa machine à laver déborde.

Elle n'ose donc pas l'inviter, elle aurait trop peur qu'il la prenne pour une souillon.  

Sophie ne s'interroge pas sur ses réelles motivations.

Elle s'arrête juste à son incapacité à ranger son appartement.

Elle est alors victime de son système limbique sans le savoir.

Elle culpabilise mais elle ignore qu'au fond elle est le jouet de ses émotions.

Pourtant en se posant quelques questions, en explorant son monde intérieur elle découvrirait pourquoi elle agit ainsi, elle se pardonnerait ses imperfections, elle ne culpabiliserait plus autant et cerise sur le gâteau elle reprendrait le contrôle sur ses émotions.

Etape 3: Etre honnête avec soi-même.

Si Sophie était honnête avec elle-même, si elle voulait s'accepter comme une personne procrastinatrice, elle s’avouerait qu'au fond le film ne la tente pas plus que ça.

Que si elle a dit oui c'est parce que ranger sa maison lui donne l'impression d'être une adulte responsable. Ce qu'elle n'a pas du tout envie d'être actuellement.

Sa vie insouciante lui plaît tellement.

Si elle était honnête avec elle-même, elle aurait compris que sa seule volonté de ranger ne suffirait pas face à cette peur de grandir et qu'elle aurait besoin de plus qu'une liste pour changer.

Si elle était honnête avec elle-même, elle en serait au stade où elle assume pleinement le fait de ne pas être prête à être responsable de sa vie.

Elle serait juste alignée avec elle-même.

Elle ne serait donc pas obligée de culpabiliser chaque soir de la semaine en voyant qu'elle n'a pas fait ses obligations.

Elle comprendrait pourquoi elle a remis les choses au lendemain et pourquoi sa tentative de changer a échoué.

Cela ne guérirait pas sa procrastination, son appartement ne serait pas plus clean mais en se pardonnant, elle aurait fait le premier pas.

Elle aurait le bon état d'esprit pour l'étape suivante : changer.

Pour résumer : Non, vous n'êtes pas une personne sans volonté, non vous ne valez pas rien, non vous n'êtes pas une cas désespéré. 

C'est juste votre système limbique qui préfère que vous restiez dans vos habitudes, bien au chaud.

Notez qu'il ne veut que votre bien. Il sait que votre zone de confort est un endroit qui vous est agréable et en retour il veut être agréable pour vous.

C'est plus une mère envahissante qu'un monstre égoïste. 

Il a juste oublié que vous avez besoin d'évoluer de temps en temps.

Et c'est là que vous pouvez compter sur votre cortex préfrontal.

Donc oui cette bataille est importante à mener parce que vous pouvez la gagner.

Le hic c'est que la bataille sera rude et qu'il vous faudra de la patience et de la persévérance pour la gagner.

Si vous n'arrivez pas à changer ce n'est pas par faiblesse, par paresse ou par manque d'ambition ou de volonté.

Vous le faites parce que vous avez peur.

Il faut donc connaître sa peur pour l'affronter.

L'introspection est un moyen efficace d'y arriver.

La volonté seule ne vous aidera pas à gagner mais la volonté + l'introspection si.

Virginie

J'ai créé ce blog pour vous aider à changer. Vous méritez d'avoir la vie que vous vous voulez et je veux vous y aider.

  • Clarisse dit :

    Merci encore pour tous ces conseils. Satané cerveau. Il nous joue des tours. Et les émotions aussi. Ce n’est pas facile de comprendre comment tout cela fonctionne en nous. Mais cet article me permet de mettre des mots sur mes actes. Merci Virginie.

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