Ouch! Vous êtes une procrastinatrice.

Savez-vous que vous êtes une adepte de la procrastination ? 

Il est en effet fort probable que vous procrastinez et que vous l'ignorez. 

Déjà parce que vous ne connaissez peut-être pas le sens du mot PROCRASTINER.

Il est de plus en plus utilisé mais pour rappel c'est le fait de remettre les choses au lendemain voire à la dernière, dernière minute, voire même, à si loin que le projet n'est pas encore né.

Secondo parce que même si vous voyez de quoi je parle, vous pensez peut-être que ça ne concerne que les personnes qui font les choses à la dernière minute.

Type l'étudiante de 4ème année qui a 6 mois pour préparer son mémoire et qui ne le rédigera que à la der des der, au mois d'avril pour le mois de mai. 

Votre idée sur la procrastination n'est sûrement pas complète et c'est peut être pour ça que vous ne vous sentez pas concernée. 

Pourtant vous vous reconnaîtrez probablement si je vous parle d'insatisfaction face à ces occasions manquées:

Le marathon de l'automne dernier, le voyage en Australie avec Mamour, l'inscription au cours de Zoumba, appeler son opérateur pour changer ce forfait devenu trop cher au fil du temps.

Si je vous parle d’impuissance quant à changer ce comportement, ça vous évoque quelque chose ?

Malgré une vraie envie de faire les choses, vous repoussez et vous agissez en catastrophe, au dernier moment. Vous aviez un mois pour préparer cette réunion et vous avez tout écrit le soir pour le lendemain. 

Le résultat ? Des cernes, un manque de sommeil, un abus de caféine et la peur de vous faire prendre par vos collègues.

Et la culpabilité, on en parle? Oui, oui, elle ! 

Cette émotion qu'on veut à tout prix éviter de ressentir.

Celle qui arrive quand on a passé des heures à scroller sur les réseaux sociaux, à regarder Netflix ou à ranger ses vieilles photos alors qu'on devait écrire un article pour le travail, corriger une tonne de copies pour les 6ème B ou encore réviser pour les partiels du mois prochain. 

Peut-être que vous faites plus partie de la team des anxieuses et des stressées.

Dans cette équipe on déteste mal faire.

On veut que les choses soient parfaites ou qu'elles ne soient pas.

On est perfectionniste et on se sent blessé et honteux si les autres pensent que l'on est pas compétent ou pire pas digne de confiance.

Et que dire de la frustration ?

Celle qui nous assaille en fin de journée quand on voit notre To Do List pas entièrement terminée ou qui arrive quand on apprend que c'est Sophie qui a eu le dossier Rumatech, parce qu'elle a rendu sa présentation avant nous. Encore des occasions perdues ou repoussées.

Oh, j'allais oublier les regrets. Ça aurait été dommage de ne pas en parler. 

Ils sont tellement sympas qu'ils nous accompagnent longtemps dans la vie, parfois on dirait qu'ils ne peuvent pas vivre sans nous.

Mais je m'interroge, est-ce que ce ne serait pas l'inverse ?

Est-ce que ce n'est pas nous qui finalement les aimons tellement que l'on préfère ne pas changer et rester à vie un procrastinateur ?

Est-ce que ce n'est pas nous qui nous accrochons à eux parce qu'abandonner nos rêves est plus confortable que de prendre le problème à bras le corps?

Pourquoi est-ce important de savoir si on procrastine ? 

Vous vous dites peut-être que ce n'est pas essentiel pour vous de savoir si vous procrastinez ou non. Ce n'est pas votre priorité.

Vous vous demandez peut-être pourquoi il vous faut savoir si vous faites partie de ces personnes ou pas ? Où se situe l'intérêt pour vous? En quoi est-ce important ? 

Bonne question et vous avez raison de la poser car elle est légitime.

N'est-ce pas là de quoi alourdir votre charge mentale? 

C'est vrai qu'on entend assez parler sur les réseaux ou dans les médias de ces nouveaux concepts à adopter mais attention pas n'importe comment :

* Le body positif oui MAIS attention à ne pas virer toxique.

* La positivité oui MAIS attention à ne pas virer à la positivité toxique.

* Se faire passer en premier oui MAIS attention à ne pas virer égoïste.

Toutes ces injonctions partent d'un bon sentiment mais finissent par nous alourdirent le quotidien et nous prendre la tête.

Je vis sur la même planète que vous donc je connais ces phénomènes.

Et pourtant, voilà que j'arrive avec ma procrastination sous le bras et que je vous affirme sans préambule que VOUS ETES UNE PROCRASTINATRICE  et qu'il faut y faire attention. 

Pour qui est-ce que je me prends ?

Laissez-moi vous raconter un peu de mon histoire.

Dans la grande palette des procrastinateurs, il y a 6 grandes catégories.

 # Il y a celles qui repoussent certaines actions du quotidien parce qu'elles ne les aiment pas.

# Il y a celles qui ont juste la flemme.

# Il y a celles qui procrastinent parce que le projet leur paraît trop compliqué/ambitieux à mener au bout.

# Il y a celles qui repoussent à plus tard parce que l'action comporte un risque pour elles (risque conscient ou non).

# Il y a celles qui n'agissent pas parce que l'action à mener n'est pas urgente. 

# Pour finir il y a celles qui ne font pas les actions qu'elles aimeraient faire pour elles parce qu'à la place elles agissent pour les autres ou à la demande des autres.

Personnellement je suis une procrastinatrice appartenant à la quatrième catégorie.

Je pense souvent que les choses sont trop difficiles pour moi ou que je ne vais pas être à la hauteur ou tout simplement que ces choses ne sont pas faites pour moi.

Durant longtemps je n'en ai même pas eu conscience

A chaque projet reporté puis annulé, je me disais que c'était normal de ne pas faire tout ce qui me faisait envie dans la vie.

J'étais résignée sans le savoir donc pas de quoi culpabiliser, assumer ou changer.

Puis l'ère des réseaux sociaux a commencé et j'ai vu toutes sortes de gens faire toutes sortes de choses.

Parfois/souvent des choses que moi aussi j'avais envie de faire.

En stalkant un peu leur vie, je me suis rendu compte que c'était des gens comme moi. 

Un monsieur ou une madame tout le monde.

Je pourrais être eux ! 

Et là grosse remise en question!!!

Je blague bien sûr.

Qu'est-ce que j'ai fait en réalité?

J'ai tout mis sous le tapis comme d'habitude.

Mais cette fois-ci mon tapis devait être trop rempli par dessous parce que j'ai commencé à souvent me prendre les pieds dedans.

Régulièrement je me disais que moi aussi je ferais bien cette chose ou cette autre.

Et à chaque report je ne pouvais que constater que je ne tenais pas ma parole envers moi.

C'est comme ça que la déception est apparue. Puis est venue la culpabilité et pour finir c'est la frustration qui a pointé le bout de son nez .

Cocktail à éviter absolument!

Le goût est écœurant et il laisse une sacrée gueule de bois les jours suivants.  

Mais comme tout ce qui est à éviter, je suis tombée dedans la tête la première. 

Un cercle vicieux a débuté.

A chaque abandon je me trouvais nulle, ma confiance en moi descendait.

J'avais honte de moi et le soir dans mon lit, pour oublier ces émotions désagréables, je me mettais à lister toutes les bonnes raisons pour lesquelles j'avais eu raison de ne pas sauter le pas.

Après chaque nouvel abandon, pour faire passer l'amertume je me lançais un défi créatif.

Un défi qui entrait totalement dans ma zone de confort mais qui me donnait l'impression de réaliser quelque chose quand même.

Aujourd'hui je suis plutôt douée dans le DIY mais aussi assez lucide pour affirmer que j'aurai préféré faire cet aller/retour Montréal-Vancouver en van plutôt que d'apprendre à peindre à l'aquarelle.

Pourquoi je vous raconte ça ?

Vous vous êtes probablement reconnue dans l'une des 6 catégories. Il y a forcement un domaine de votre vie dans lequel vous procrastinez un peu, souvent, énormément. 

Vous êtes humaine, vous êtes une femme de votre siècle, vous avez donc tendance à culpabiliser facilement. Si ce n'est pas le cas, savourez et mettez ça dans la liste de vos gratitudes. Vous êtes chanceuse.

Le risque que vous tombiez dans le cercle vicieux que je viens de vous décrire est fort mais il peut être évité.

J'ai envie que vous gagniez du temps sur moi pour que vous ayez, plus vite, la vie dont vous rêvez. 

Quand est-ce que tout a changé pour moi ?

Quand j'ai accepté que j'étais une personne qui procrastinait par peur de sortir de ma zone de confort, par peur de l'inconnu.

Ce jour là, je me suis permis d'exister telle que je suis vraiment.

Au départ je vous avoue que je n'étais pas trop fan du fait d'être peureuse.

J'ai dû faire le deuil de moi aventurière sans peur et sans reproche.

Non je ne serai pas la prochaine Xéna, Buffy ou Sydney.

Tant pis, si moi j'appartenais au clan des Samy, Léonard ou Sheldon.

Ce travail d'acceptation a pris un peu de temps. 

Puis j'ai appris à connaître les raisons de ma peur et à les accepter.

Aujourd'hui j'ai repris le contrôle, si quelque chose me plaît je le fais et si je ne le fais pas je cherche à comprendre pourquoi.

Soit en fait, ce n'est pas si important pour moi soit c'est de la peur.

Si c'est une peur je règle mon problème directement.

Parfois je n'arrive pas à faire disparaître ma peur directement.

Alors j'accepte que mon moyen d'y faire face est de faire une autre action moins effrayante et stimulante, telle qu'un art créatif.

Je sais que c'est passager donc je l'accepte sans culpabiliser.

Ce cercle vertueux a amélioré ma vie.

Voilà pourquoi  je voulais vous en parler.

Il est important de s'accepter comme on est et de se pardonner de ne pas être cette femme plus drôle, plus fun, plus libérée, plus accueillante, plus douce que l'on voudrait être.

Vous êtes une procrastinatrice mais vous êtes plus que cela aussi.

Ce trait de caractère ne vous résume pas donc il n'est pas obligé de vous pourrir la vie et de vous faire passer à côté de celle qui vous fait rêver. 

Mais vous êtes ça aussi. Le nier, le glisser sous le tapis, ne vous aidera pas.

Pour pouvoir changer il faut s'accepter dans sa globalité et surtout bien se connaître.

Savoir qui on est, connaître ses bons et ses mauvais côtés, ses bonnes et ses moins bonnes réactions. Ce sont des actions importantes à faire quand on veut espérer évoluer. 

J'espère que vous me tiendrez pas trop rigueur de vous avoir autoproclamé procrastinatrice. 

Virginie

J'ai créé ce blog pour vous aider à changer. Vous méritez d'avoir la vie que vous vous voulez et je veux vous y aider.

  • Clarisse dit :

    Merci pour cet article. Il a fallu du courage pour décrire sa procrastination à nous tous.
    Clarisse

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